Simulateur Électoral Québec

13 septembre 2026

Lancement de Projection 127

Un modèle de projection ancré dans la réalité de chaque circonscription

Cet outil de projection électorale a été conçu avec un objectif simple : aller au-delà des intentions de vote provinciales pour tenter de comprendre comment celles-ci pourraient réellement se traduire dans chacune des 127 circonscriptions du Québec.

Une élection ne se déroule pas de façon uniforme sur l’ensemble du territoire. Un parti peut progresser fortement dans une région tout en demeurant relativement stable dans une autre. Certaines circonscriptions possèdent également une tradition politique bien établie, alors que d’autres réagissent beaucoup plus fortement aux mouvements de l’opinion publique.

Le modèle cherche donc à préserver cette réalité locale.


Une projection construite à partir de l'histoire électorale

Pour chaque circonscription, le modèle analyse les résultats des élections de 2012, 2014, 2018 et 2022 et mesure la performance locale de chaque parti par rapport à sa performance à l'échelle du Québec.

Les élections les plus récentes ont davantage de poids, permettant au modèle de tenir compte de l'évolution politique d'une circonscription sans effacer complètement son comportement historique.

Ces tendances locales sont ensuite combinées aux intentions de vote provinciales actuelles afin de produire une projection pour chacun des cinq principaux partis : le Parti québécois, le Parti libéral du Québec, la Coalition avenir Québec, Québec solidaire et le Parti conservateur du Québec.


Tenir compte des réalités régionales

Le Québec ne constitue évidemment pas un seul marché électoral.

Le modèle intègre donc également une composante régionale permettant d'adapter les mouvements provinciaux aux différentes dynamiques observées sur le territoire. Cette approche vise notamment à éviter qu'une hausse ou une baisse nationale soit automatiquement reproduite avec la même intensité dans toutes les circonscriptions.

Lorsque des données régionales suffisamment solides sont disponibles, elles peuvent ainsi contribuer à ajuster la projection tout en conservant l'historique propre à chaque circonscription.


Un modèle dynamique

Les projections sont recalculées lorsque les intentions de vote utilisées par le modèle évoluent. Les changements peuvent alors se répercuter différemment d'une circonscription à l'autre selon leur historique électoral et leur profil régional.

Le modèle peut également intégrer certains événements qui rendent les comparaisons historiques moins directes, notamment les élections partielles, les modifications à la carte électorale ou certaines situations locales particulières.

L'objectif n'est donc pas simplement de déterminer quel parti arrive premier au Québec, mais de modéliser où les mouvements de l'électorat pourraient réellement faire changer une circonscription de camp.


Une projection, pas une prédiction

Aucun modèle ne peut prévoir avec certitude le résultat d'une élection.

Les campagnes électorales, les candidats locaux, les enjeux régionaux, les événements politiques et les déplacements de l'opinion peuvent modifier rapidement la situation.

Cet outil doit donc être considéré comme une photographie de la situation électorale à partir des données actuellement disponibles.

Il permet surtout d'identifier les circonscriptions solidement acquises, celles qui deviennent compétitives et celles où quelques points de déplacement de l'électorat pourraient suffire à changer complètement l'issue de la course.

À mesure que de nouvelles données deviennent disponibles, le modèle évolue avec elles.

Parce qu'au Québec, une élection ne se gagne pas dans un sondage national. Elle se gagne, une circonscription à la fois.